Ce réseau s’étend aussi sur quatre autres communes clientes du Syndicat (Le Cannet, Mandelieu-la-Napoule, Mougins et Pégomas) dont il reçoit les effluents.
Un réseau de type « séparatif » Sur le bassin cannois, un premier réseau collecte les eaux usées et les transporte jusqu’aux stations d’épuration où elles seront traitées. Un second réseau de 170 km évacue les eaux pluviales de la rue et des toits jusqu’à la mer, via les vallons.
Le transport des eaux usées se fait en général par gravité, c’est-à-dire sous l’effet de leur poids. Lorsque la configuration du terrain gêne leur écoulement, des postes de pompage (24 pour Cannes, 7 pour Théoule et 1 pour Auribeau) facilitent leur acheminement jusqu’aux stations d’épuration.
Leur traitement
Passage obligé : la station d’épuration
Sur notre agglomération d’assainissement, les eaux usées transitent par deux sites de traitement :
la station d’épuration de Saint-Cassien, située à cheval sur les communes de Cannes et Mandelieu-la-Napoule, d’une capacité de 225 000 Equivalents Habitants (EH) ;
la station d’épuration « Miramar Estenay », située à l’ouest de Théoule-sur-Mer à la « Figueirette » (4000 EH).
L’Equivalent Habitant
EH, deux lettres pour une unité de mesure bien particulière : l’Equivalent Habitant. Elle se base sur la quantité de pollution quotidienne émise par une personne dans ses activités domestiques. Le nombre d’Equivalents Habitants permet ainsi d’évaluer la capacité de traitement d’une station d’épuration.
Saint-Cassien : visite guidée…
La station de Saint-Cassien est implantée sur plus de trois hectares, en bordure de l’aérodrome de Cannes-Mandelieu. Mise en service en 1977, elle est conçue pour traiter jusqu’à 89 000 m3 d’eaux usées par jour. Actuellement, ce site de traitement reçoit les effluents des 8 communes membres du SIAUBC (Auribeau-sur-Siagne, Cannes, Le Cannet, Mandelieu-la-Napoule, Mougins, Pégomas, La Roquette-sur-Siagne et Théoule-sur-Mer)
La traque aux déchets et polluants
Zones cliquables sur la carte
• Première étape pour les eaux usées : le prétraitement
Quatre dégrilleurs retiennent les déchets les plus grossiers.
Les eaux usées passent ensuite à vitesse réduite dans deux dessableurs-déshuileurs. Les sables se déposent alors au fond, avant d’être récupérés par pompage. Simultanément, l’injection de microbulles d’air aide les graisses à remonter à la surface où elles sont raclées.
• Phase suivante, le traitement physico-chimique
Il s’agit à présent d’éliminer les polluants dissous et les matières en suspension. Les eaux usées sont acheminées jusqu’à deux bassins circulaires de 43 m de diamètre : les clarifloculateurs. L’adjonction de réactifs chimiques permet aux polluants de s’agglomérer. Ces amas de particules décantent alors physiquement et se déposent au fond des bassins, formant les « boues d’épuration ». En surface, l’eau claire ressort du bassin par surverse.
• Sortie en mer
• Evacuation des boues
Après ce traitement, les eaux épurées sont renvoyées vers l’émissaire de rejet en mer. Cette canalisation permet de les déverser dans le Golfe de la Napoule à 85 m de profondeur et plus de 1, 2 km des zones de baignade.
Récupérées au fond des bassins, les boues d’épuration sont déshydratées à l’aide de centrifugeuses, puis évacuées par bennes hermétiques vers des filières spécialisées (Centre d’enfouissement technique, compostage).